|
|
|
Je récupère mes habits à la laverie. Mes chaussettes, noires de l'ascension du Santa Maria, sont presque impeccables, très fort. Ensuite, je cherche le terminal de bus pour Puerto Limon qui devrait être dans cette rue-ci ou dans celle qui lui est parallèle. Je demande à un passant. Très aimablement et patiemment, il m'explique que, pas du tout, la calle central, ce n'est pas cette rue, elle est de l'autre côté de la ville, oui monsieur, de rien. En fait, c'est la bonne rue et je trouverai le terminal de bus juste 50 mètres plus loin... Les costaricains sont en général très aimables mais, parfois, inexplicablement, il n'avoueront jamais qu'ils ne connaissent tout simplement pas quelque chose. J'ai pu constater qu'il valait mieux demander un renseignement plusieurs fois à différentes personnes...
Voyage sous la pluie et le brouillard, dommage car le paysage doit être joli au milieu des montagnes que l'on traverse. Puerto Limon n'a pas grand intérêt mais il semble qu'il y ait des manifestations pour le 1er mai demain, et puis c'est le passage obligé pour Tortuguero, ma prochaine étape. Il ne pleut plus à mon arrivée et je me retrouve une fois de plus dans l'ambiance caraïbe relax qui ne me déplaît pas.
Dans le café où je regarde l'agitation tranquille de la petite ville, un homme avec un baquet vend discrètement des oeufs de tortues. Strictement interdit mais malheureusement très lucratif. Je rencontre Karin, une autrichienne sympa qui n'a plus que quelques jours, après avoir passé le début du séjour avec son copain. Elle m'apprend que les fêtes du 1er mai ne sont pas sur Puerto Limon mais aux alentours, notamment à Tortuguero. J'irai donc demain. Je croise aussi H., infâme retraité américain en vadrouille. Il vient au Costa Rica régulièrement parce que c'est à 2h d'avion de Miami, ne prend d'hôtel qu'avec climatisation et télévision pour pouvoir suivre, jour après jour, le cours de ses actions sur NBC (passé un temps, il en aurait eu assez pour acheter le Costa Rica me confie-t-il !) et, fin du fin, va périodiquement à San Jose pour ... se taper une prostituée ! Une ignoble caricature qui me laisse pantois.
Ah, au fait, ne vous précipitez pas dans le parc central à la recherche de paresseux, il n'y en a aucun. En revanche, de nombreux vautours font le ménage aux alentours du marché couvert, assez hallucinant.
Visitez mon nouveau site de photos !!