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Re-démontage de dos sur la piste pour rejoindre Quepos via Puntarenas. La fraîcheur de Santa Elena s'efface progressivement pour laisser place à une lourde chaleur à Puntarenas. Changement de bus et j'arrive à Quepos sous la canicule. Petite ville côtière sans attrait particulier plutôt touristique et donc chère. Trop tard pour aller au parc naturel aujourd'hui, je flâne au bord de l'océan.
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J'arrive en bus un peu avant 8h au parc Manuel
Antonio. A peine franchie l'entrée qu'il y a déjà des singes capucins
dans les arbres. Ils sont toujours aussi agités, sautant de branche en branche
mais incroyablement peu farouches, je les approche sans problème jusqu'à 2m
et ils ne bronchent pas
! Deux touristes et leur guide sont en arrêt devant un arbre. Je me demande
bien ce qu'il regarde en hauteur lorsque je comprends que cette boule de poil
immobile qui ressemble à une excroissance de l'arbre est en fait un paresseux.
Ces mouvement sont d'une telle lenteur qu'il faut le voir pour le croire.
Il y a aussi d'étonnants crabes rouges
qui vivent sur la terre ferme et des dizaines de lézards bruns qui s'enfuient
dans les feuilles mortes au moindre mouvement
.
De gros agoutis sont aussi craintifs et se tiennent à l'écart des sentiers bien
balisés. Sur le sentier du mirador, au détour du chemin, un paresseux est accroché
là, à 1m à peine de moi. Avec sa bouille perpétuellement souriante, cet animal
est vraiment une pure merveille
.
Les plages du parc sont assez jolies mais l'eau n'est pas très claire. Je pique une tête avant de m'en retourner, c'est trop tentant. A peine le temps de manger qu'il faut que je prenne le bus si je veux être en temps et heure à Panama City. Le voyage approche déjà (!!) de sa fin.
Destination San Isidro par une piste poussiéreuse où il continue de faire très chaud. Le bus est bondé, en majorité de touristes, qui s'arrêtent heureusement à Dominical pour la plupart. Des américains pour l'essentiel, l'un d'eux s'adressera même au chauffeur en anglais, depuis le milieu du bus, en se croyant sans doute aux US...
Les kilomètres de palmiers à huile défilent dans un ordre lassant. Les seules distractions sont d'étonnants oiseaux noirs au dos rouge vif et des dizaines de grues blanches. Il y aura aussi un arrêt inopiné au milieu de nulle part. C'est un pont de fortune en cours de réparation. Des ouvriers s'activent au chalumeau pour ressouder des rails de chemin de fer qui servent de chaussée au pont... Ces petits ouvrages ne sont pas plus larges que le bus et on passe dessus en ayant envie de pousser le bus un peu plus vite... Nous arrivons à la nuit tombante à San Isidro où les distributeurs automatiques fonctionnent, une chance vu l'heure à laquelle je dois partir demain matin.
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