San Vito

 


Hotel Samedi 12 Mai

Départ à 5h30 avec le bus de San Vito qui part à l'heure comme c'est le cas le plus souvent. Le lever de soleil est magnifique. De hautes montagnes embrumées entourent la route qui prend de l'altitude au fur et à mesure que l'on se rapproche de la frontière. Les types ethniques, très homogènes jusqu'à présent, se diversifient également et des visages indigènes apparaissent. A San Vito, je vois des femmes bien typées qui portent de longues robes au teint vif. Ce sont des Guaymis que l'on retrouvent plus au Panama, la frontière est toute proche.

<il faut java pour voir les images>

Mini-bus jusqu'à Rio Sereno, minuscule village dont une moitié est côté Costa Rica, l'autre, côté Panama, assez cocasse. La frontière n'est même pas matérialisée ! Là, il y une maison, c'est le poste costaricain, 50m plus loin, il y en a une autre, entourée de grillages, c'est le poste panaméen. C'est à tel point que je vais directement au poste panaméen à mon arrivée. Le douanier m'indique aimablement qu'il faut déjà que je passe par l'autre poste... Evidemment. J'attends son ouverture à 13h en déjeunant dans un restaurant pile entre les deux frontières, amusant. Deux commerces me font du change au taux officiel avec beaucoup d'amabilité. Ca change des changeurs. Les formalités de passage sont limitées au strict minimum de part et d'autre, à savoir le remplissage de la feuille de renseignements habituelle, un coup de tampon sur le passeport et zou, circulez. C'est le passage le plus rapide que j'ai jamais fait.

Je trouve le bus pour Volcan et suis assez étonné de le voir démarrer à 14h au lieu de 15h comme m'avait dit le chauffeur. Je suis dedans c'est l'essentiel. Je m'apercevrai plus tard que j'ai oublié le décalage horaire d'une heure entre les deux pays... Je me demande bien comment ils se donnent rendez-vous d'un bout à l'autre du village.

La route en goudron pleine de trous zigzague dans la montagne où le paysage est très beau. La route est naturellement bordée de plates-bandes de fleurs de toute beauté avec des tons couvrants l'orange au pourpre. En France on dirait que les jardiniers ont fait du bon boulot, ça fait cet effet-là ! Tout est très vert, ce n'est sans doute pas pour rien que la brume flirte constamment avec les sommets, il y a beaucoup de pâturages et de caféiers.

Un dernier bus m'amène a Cerro Punta en fin d'après-midi. Je descends à l'hôtel du même nom où j'apprécie les couvertures la nuit venue.

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