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Les files d'attente devant les banques nationales sont hallucinantes, elles serpentent dans la rue bien avant l'heure d'ouverture. J'en déniche une privée où il n'y a pas de queue.
Ensuite je tente le musée de Jade. Pas de chance, il est temporairement fermé pour une cause inconnue et l'office du tourisme n'est toujours pas ouvert à 9h15. Ticotime me dira une enseignante d'anglais qui passe par là pour un renseignement elle aussi.
Tant pis, j'irai à la ferme de papillons (finca de mariposas) à quelques kilomètres au nord de la capitale en direction de Guacima. Il y a normalement un bus direct à 11h mais qui n'arrivera pas. Un homme aimable qui attend au même endroit me dit que de toute façon aucun bus pour Guacima ne s'arrête ici, je suis pourtant sûr de l'endroit. Décidément quelques ratés aujourd'hui. Pas grave, je vais prendre le bus d'Alajuela et de là celui de Guacima Ajo, bien à l'heure lui, qui passe devant la ferme.
La visite de la ferme commence par une vidéo et
se poursuit par la visite proprement dite. Les oeufs sont récoltés là où ...
ils sont pondus, sous les feuilles, sur les branches, les tiges. Arrivés à éclosion,
les larves sont ensuite nourries de feuilles jusqu'à ce qu'elles se transforment
en chrysalides. Il n'y a plus qu'à attendre qu'elles se transforment en papillons
ou à les envoyer de par le monde dans un laps de temps très court, la ferme
exportant une bonne partie de sa production. La population locale amène sa production
tous les jours et participe au commerce pour arrondir ces fins de mois en utilisant
les méthodes du centre. Une idée de développement que je trouve épatante.
Il fait juste beau comme il faut (l'absence de soleil les rend immobiles et
difficiles à observer) et des dizaines d'espèces différentes virevoltent un
peu partout
.
Mon préféré est un morpho de la taille de ma main dont les ailes ouvertes
sont un enchantement de bleus alors que, fermées, elles imitent le bois à merveille
.
La visite est un vrai régal.
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Départ à 5h45 donc, avec une bonne moitié du trajet sur des chemins de terres poussiéreux et défoncés. Le paysage est très sec et il y pousse pourtant de grands arbres verts. Des nuages d'évaporation se frottent aux montagnes et on a presque la sensation d'assister à leur naissance. Un vrai ravissement.
Je trouve un hôtel très sympa à Santa Elena, il est tout en bois et sent le pin fraîchement coupé. Je réserve deux "excursions" pour le lendemain : sky walk et sky trek.
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Après une nuit bien fraîche, levé pour le sky walk de 7h30 où je me retrouve
avec de vieilles américaines qui n'arrêtent pas de papoter, je les laisse aller
devant. Le sky walk est une succession de 6 ponts suspendus de 20 à 40
m au-dessus du sol au milieu de la forêt et séparés par des sentiers d'observation.
Voir les arbres par au-dessus est une expérience étonnante où l'on a la sensation
d'être au coeur de l'écosystème comme rarement. Durant la balade, j'aurai plusieurs
fois l'occasion d'entendre un oiseau au chant incroyable sans jamais pouvoir
observer l'animal lui-même. J'ai d'abord cru que cela provenait du mouvement
des câbles des ponts tant le bruit avait l'air artificiel mais il se produisait
même en l'absence de vent ! J'aurai finalement l'explication au Panama où un
ranger me dira que c'est un Cerri Negro, un petit oiseau gris dont l'aspect
assez quelconque ne laisse pas présager un chant aussi étrange.
Les deux heures jusqu'au sky trek passent très vite. Ce ciel-là est
sur le même principe que le premier sauf que les ponts sont remplacés par des
câbles, 9 au total, dont le plus long fait 300 m et le plus haut
se balance à ... 150 m au-dessus du sol !
Sanglé de harnais et casqué, le jeu consiste à sauter dans le vide au bout d'une
poulie à laquelle on est assuré par une sangle
.
L'arrivée est assurée par un receptionneur qui freine l'élan jusqu'à l'arrêt.
Sensations grisantes garanties ! J'adore ça
!!
Après-midi cartes postales au milieu d'une belle nature peuplée d'oiseaux que je n'avais pas encore vus.
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