Chichicastenango J'adore !!! Un vrai kaleidoscope magiqueJ'adore !!! Un vrai kaleidoscope magiqueJ'adore !!! Un vrai kaleidoscope magique

 


BudgetHotel Jeudi 5 Avril

Aujourd'hui c'est jour de marché à Chichi alias Chichicastenango. Voyage sans histoire via Los Encuentros, le bus, contrairement à ce que je pensais, n'est même pas plein.

<il faut java pour voir les images> En terme de marchés guatémaltèques, celui de Chichi surpasse tous les autres. Oh, bien sûr, les touristes et les marchands de souvenirs ne manquent pas, mais les acheteurs autochtones sont légion et le lieu draine des centaines de marchands venus de toute la région. L'activité est intense et les rues du marché sont bondées. On peut trouver de tout ici. Fruits, légumes, casseroles, machettes, ustensiles en plastique, huipiles et tzutes brodées, pantalons, tissus de toutes sortes, masques en bois, objets de jade, pierres sculptées, volailles, animaux de basse-cour, poteries, articles en cuir... Ca, c'est la partie la plus visible Marche a Chichi. En cherchant un peu vous dénicherez aussi des médailles protectrices, des oiseaux divinateurs, de la poudre de pierre et des herbes curatives, des statuettes de confréries (cofradia) mystiques en bois déjà rencontrées à Nahuala ainsi que de petites poupées porte-bonheur vendues par des gamins.

C'est ce dernier aspect qui fait de Chichi un endroit si singulier et fascinant. Car c'est un lieu où se manifeste clairement le mysticisme guatémaltèque, étonnant mélange de catholicisme et de traditions ancestrales. Le point d'orgue en est l'église Santo Tomas dont la construction remonte à 1540 sur un ancien site maya. Sur son parvis officient des chuchkajaus, mi-prêtres, mi-sorciers, ils sont les intermédiaires entre les hommes et les esprits. Partant du bas des marches de l'église où les gens leur confient leurs voeux, ils montent lentement l'escalier principal qui leur est réservé en balançant des boîtes de conserve pendues à une ficelle où de l'encens brûle en permanence. La montée s'accompagne d'un flot ininterrompu de prières incantatoires mayas pendant qu'en bas des marches, un feu est entretenu à grand coup d'alcool et de résine de copal qui plonge le parvis dans d'épaisses volutes de fumée au parfum puissant Dans les vapeurs de copal.

A l'intérieur de l'église, l'ambiance, bien que plus calme, n'en est pas moins le prolongement des manifestations extérieures. Les fidèles se recueillent sur les bancs ou sont à genoux par terre devant des dalles en fer où ils posent des cierges allumés accompagnés de pétales de fleurs en proférant des prières à haute voix. D'autres déposent des offrandes sur l'un des autels bordant l'église, chacun étant dédié à une cause particulière. Ici la récolte de maïs, là celle de haricots, un autre pour les femmes enceintes...

Après avoir déambulé quelques heures dans les rues, je décide de rentrer à Pana pour l'ascension  du San Pedro. En partant ce matin, le temps était enfin dégagé et les sommets clairement visibles, c'est le jour ou jamais, même si je serais bien resté plus longtemps dans ces lieux étonnants.

Le trajet de retour depuis Solola offre une plongée magnifique sur le lac que les cônes des volcans inactifs dominent de toute leur hauteur L'embellie du lac. Je prends un guide à San Pedro pour une ascension bien pentue au milieu des caféiers sous un soleil de plomb. Nous n'irons pas jusqu'au sommet pour que je puisse être de retour au village juste à temps pour la dernière lancha de 17h. Le sentier poussiéreux serpente en zigzag abruptes en découvrant petit à petit une vue splendide. Le lac clair et bleu est enserré de montagnes où de gros nuages blancs s'effilochent en masses bosselées poussées par le vent Nuages accroches. Instants de ravissements silencieux. Pas de doute, par temps clair, c'est un des plus beaux lacs du monde.

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Panajachel

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