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Enfin, ça y est ! Après 12 heures de vol Iberia sans encombre via Madrid et Miami, j'arrive au Guatemala. Il est près de 3 heures du matin à mon horloge biologique, 18h50 heure locale, je commence à être dans les choux.
L'aéroport est plutôt petit et la plupart des commerces sont fermés mais il y a deux guichets de change encore ouverts où je convertis mes travellers en dollars contre des quetzales, la monnaie locale (10Q = 9,7F). L'office du tourisme tient un comptoir au centre de l'aéroport pour venir gracieusement en aide aux touristes. L'employée est sympa et ... parle anglais ce qui m'arrange bien. Malheureusement l'Aeropuerto Guesthouse est complet, dommage car cet hôtel aurait été bien pratique pour l'avion de demain vu sa proximité avec l'aéroport. Après quelques discussions et mon insistance pour éviter la zone 1, déconseillée par tous les guides, elle finit par m'indiquer le Posada de los Proceres en zone 10 qui n'est pas complet après vérification. 50$ la nuit avec douche chaude, téléphone et petit déjeuner, c'est très au-dessus de mon budget mais je n'ai plus l'énergie de discuter davantage.
Des taxis très officiels attendent en file devant l'aéroport. Après quelques essais infructueux pour négocier un tarif en dessous de 5$, maximum préconisé par l'employée de l'office du tourisme, je craque pour une course à 6$. Moi vouloir sommeil, fatigué. Dix minutes plus tard nous arrivons et je file au lit.
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Réveil à 7h dans l'espoir d'un vol pour Santa Elena. Dur, dur parce que la nuit a été très bruyante. Les chambres ont des fenêtres donnant sur un couloir interne qui porte les bruits des chambres voisines. Les bus qui vrombissent à toute heure sans pot d'échappement n'arrangent rien. Le pire ce sont les avions qui semblent passer par le grenier tant on les entend bien... En fait, comme je m'en apercevrai plus tard, les hôtels calmes sont extrêmement rares dans les villes et guère plus communs en campagne.
Direction l'aéroport. Zut, il n'y a pas d'avion avant demain, les vols du jour sont complets. Heureusement je peux enregistrer mon sac et le laisser ici. Me voilà bon pour une nouvelle nuit ici. Mon choix se porte sur l'hôtel Spring. Il est en zone 1 mais mes appréhensions d'hier ont déjà un peu diminué et je ne suis pas déçu. A 20$ la nuit avec douche chaude, le cadre vaut cent fois l'hôtel d'hier : patio central ombragé et chambre avec poutres apparentes, tout à fait charmant. En plus, il y a café et eau minérale à volonté, sympa.
Il n'y a pas beaucoup de restaurants dans le coin, je me rabats sur une petite gargote a deux pas de l'hôtel. A peine quatre tables et un gros ventilateur poussif, deux clients guatémaltèques chacun à une table. Ce n'est visiblement pas un endroit touristique et ça me va très bien. L'ambiance commence à ressembler à ce que j'attendais. Le plat classique ici (pollo y arroz, poulet avec riz) est servi après une soupe que je n'avais pas commandée mais qui est en fait comprise dans le menu.
Je passe l'après-midi à revoir mon itinéraire dans le patio et dîne près de l'église San Francisco dans un autre petit bouiboui où l'accueil est chaleureux et le service toujours aussi poli, une constante que je retrouverai à peu près partout dans le pays. Je rentre à la nuit tombante sans m'attarder. Les rues sont remplies de petites échoppes bourdonnantes d'activité. Les regards des gamins sont mi-figue, mi-raisin mais ils sourient la plupart du temps. De pauvres hères allongés à même le sol s'abritent pour la nuit sous les porches.
Gardes armés de fusils à pompe à la moindre banque, grille d'entrée devant les hôtels, barreaux à toutes les fenêtres, grille entre client et vendeur dans le moindre magasin et sirènes de police fréquentes durant la nuit... Sans être paranoïaque, la capitale est assez glauque.
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