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Ce matin, avant de partir pour Xela, alias Quetzaltenango, j'envoie en France quelques affaires qui alourdissent inutilement mon sac. Ensuite, trajet de 4 heures via Los Encuentros avant d'arriver dans ... les embouteillages à l'entrée de Xela. C'est le premier indice de la taille importante de la ville qui compte 200 000 habitants. Le second, c'est ... le Mac Do sur le parc central, le premier que je vois depuis mon arrivée. Là, les masques de bois traditionnels sont remplacés par celui du clown insipide de la marque, la télévision retransmet en direct une manche de golf de l'US Open et les gens qui y viennent ont abandonné les broderies colorées au profit du jean/basket. Un choc après l'authenticité de Chichi...
Pas grand chose d'intéressant dans la ville même, en attendant mes balades du lendemain je vais faire un tour dans le minuscule musée d'histoire naturelle. Il y a bien deux ou trois objets mayas intéressants mais le reste des collections constitue le bric à brac le plus kitsch que j'ai jamais vu. Au hasard, un miroir déformé et brisé à la suite d'un "accidente atmosferico", un mouton à 8 pattes mort à la naissance, des animaux empaillés miteux qu'on aurait mieux fait de laisser tranquilles, sans oublier une collection de chewing gum ou une autre de vieux paquets de cigarettes... A éviter absolument, à moins d'adorer le second degré.
La température a beaucoup baissé et la fraîcheur se fait sentir dès que le soleil disparaît. Pour la première fois du séjour je supporte une couverture pour dormir.
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Aujourd'hui escapade aux Fuentes Georginas,
des sources d'eau chaude à une vingtaine de kilomètres de Xela près de
Zunil. Dommage qu'il y ait de la brume sans quoi le paysage alentour
serait certainement très beau. D'un autre côté, les sources sont perchées sur
des montagnes luxuriantes et la brume apporte une touche totalement irréelle
au bain dans ces bassins où l'eau atteint jusqu'à 50 degrés par endroit. Un
moment de détente exquis dans le bassin le plus bas. En ce samedi, ceux du haut
sont occupés par des familles guatémaltèques qui se baignent dans le bruit assourdissant
de radios poussées à plein tube...
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Levé à 3h45 pour une randonnée au sommet du Santa Maria, à près de
3800 mètres. Après une dizaine de kilomètres en voiture sur une route défoncée,
nous commençons l'ascension alors que le jour n'est pas encore levé, avec l'espoir
que ce départ matinal permettra d'avoir un sommet dégagé à l'arrivée. Le guide
est très sympa et fait de nombreux commentaires sur la flore abondante que nous
rencontrons
.
Le sentier monte dur et pratiquement sans lacet, à croire que les montagnards
guatémaltèques n'aiment pas ménager leurs efforts ! Après moins de 3 h
de montée à un rythme soutenu, nous arrivons enfin ... dans les nuages
.
Nous attendrons près d'une heure une éclaircie qui ne se produira pas, ce qui
nous privera de la vue sur le Santiaguito, volcan actif, visible par
beau temps et qui explose régulièrement en temps normal.
Tant pis, la balade était agréable même s'il est un peu triste de voir le sommet
parsemé de déchets et d'inscriptions stupides et que les autochtones qui ont
grimpés aussi ne peuvent s'empêcher d'écouter la radio à plein volume. Décidément
une habitude.
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