Roatan J'aime beaucoup !! Touristique mais l'ocean est magnifiqueJ'aime beaucoup !! Touristique mais l'ocean est magnifique

 


BudgetHotel Jeudi 19 Avril

Petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel, décidément un bon observatoire de la vie locale. Une femme noire, probablement éméchée, invective le monde entier d'une voix éraillée qui écorche les oreilles. Les gens semblent la connaître et beaucoup la charrient, les gamins ne sont pas tendre à son égard.

Bus sans histoire jusqu'à La Ceiba puis taxi pour l'embarcadère. Un gros ferry de 350 places nous emmène à vive allure sur un océan très formé malgré le temps ensoleillé. Le fort tangage balance régulièrement des gerbes d'eau sur le pont. Ce n'est pas pour me gêner, au contraire...

Des porteurs et des taxis attendent les passagers à l'arrivée à Coxen Hole, petite bousculade pour récupérer mon sac. Peu de métis ici, la population est majoritairement noire et parle anglais le plus souvent ou un dérivé revu et corrigé façon marshmallow comme c'est souvent le cas sur les côtes caraïbes. La petite île de 50 kms sur 4 de large a beaucoup plus de relief que je ne pensais. Je prends un taxi collectif qui va à West End et m'arrête à Sandy Bay où j'ai repéré un hôtel. Pas de chance l'Ocean Inn est complet, la patronne me propose d'aller chez sa copine à deux pas. Pourquoi pas, je l'attends en dînant d'un excellent steak de poisson face à un joli coucher de soleil Coucher de soleil a Sandy Bay. Je vais donc au Carambola Inn où le mari me reçoit. J'ai nettement l'impression de déranger. Il me montre une chambre spacieuse mais en désordre, lit et ménage pas faits, depuis ... Pâques semble-t-il !! Il fait nuit et je ne me vois guère changer maintenant. Sa femme se fait plus qu'attendre. J'insiste et il finit par envoyer sa fille d'à peine 10 ans pour changer les draps qui ressemblent plus à de vieux rideaux qu'autre chose... Décidément. En face, les dauphins du Anthony's Key Resort, sautent en faisant des plats dans leur enclos ridicule.

 


BudgetHotel Vendredi 20 Avril

A peine levé, je pars à la recherche d'un hôtel, un vrai. J'opte pour West End où il y a de nombreux restaurants, quelques magasins et de vraies plages. Quand même bien plus pratique. Le West Inn est agréable et le proprio très sympa, ça marche. Revenu au Carambola, il n'y a personne et je ne vais sûrement pas attendre jusqu'à ce soir que la proprio ou son indécrottable mari se manifestent. Je laisse mes nouvelles coordonnées à la copine d'à côté, s'ils veulent être payés, ils n'auront qu'à se déplacer, le mari n'a même pas été capable de me dire le prix de la chambre...

<il faut java pour voir les images> Après ça, baignade à West Bay, à 40 minutes à pieds en longeant le rivage depuis West End. La plage vaut le détour avec ses palmiers et son sable si blanc qu'il en est éblouissant (sans blague !) Delicieuse West Bay. De là à la classer parmi les plus belles du monde, c'est tentant. L'eau est magnifique avec une infinité de teintes turquoises. Farniente délicieux.

La partie ouest de l'île n'a plus grand chose à voir avec le Honduras. Par moment on pourrait se croire dans une colonie américaine. Restaurants, hôtels, magasins de plongée leur appartiennent presque tous. Les menus ne sont souvent rédigés qu'en anglais (je n'ai même pas appris comment lobster, le homard, se traduit en espagnol, c'est dire). On y croise évidemment des tonnes de touristes américains qui se croient souvent en pays conquis. Du reste, tout peut se payer directement en dollars ici. Et les prix sont à l'avenant, l'isolation de l'île n'expliquant pas tout. Il faut dire qu'avec l'aéroport local, Miami n'est qu'à une heure de vol...

 


BudgetHotel Samedi 21 Avril

Je vais chez un coiffeur à Coxen Hole ce matin. C'est la première fois que l'on me coupe les cheveux à sec. Travail lent et méticuleux et très bon résultat malgré le fait que la coiffeuse ne parle qu'espagnol. Une rabasse s'abat sur l'île. Tout le monde suspend ses activités et reste scotché sous le premier abri venu. Une grosse pluie tropicale qui ne dure pas et qui rafraîchit l'atmosphère. J'achète un masque et un tuba dans la seule grande surface de l'île. Les grands magasins sont toujours curieux en pays étrangers, ils ont une façon indéfinissable d'être différents de ce dont on a l'habitude. J'en profite aussi pour faire provision de répulsif à insectes, il n'y a apparemment pas de puces des sables ici, mais on se fait piquer par on ne sait trop quoi de temps à autre.

Plongée, à West Bay l'après-midi. Les fonds, même proches de la plage, sont superbes. Il y a bien sûr les étonnants coraux à la surface émaillée de labyrinthes interminables. Mais aussi des dizaines de poissons peu farouches. Jaunes et bleus ciel, noirs à nageoires violet fluo, arc-en-ciel à dominante verte, zébrés de noir et jaune, bleus électrique, rouge sombre, c'est un pur enchantement.

 


BudgetHotel Dimanche 22 Avril

Je vais faire un tour en bus à l'autre bout de l'île jusqu'à Oak Ridge. Des villages de pêcheurs de plus en plus typiques apparaissent au fur et à mesure du trajet. Il y a aussi de très beaux panoramas tout le long de la route.

A Oak Ridge, on oublie l'américanisme de West End pour se retrouver dans une petite ville de pêche authentique. Je longe le bord de l'océan avec ses maisons en bois sur pilotis pour m'apercevoir qu'il n'y a pas de plages accessibles à pied. Retour à l'embarcadère où je prends une barque jusqu'à la plage Calambras, poissonneuse d'après le batelier et à 10 minutes à peine. Je lui donne rendez-vous quelques heures plus tard pour le retour. La petite plage est sympa même s'il y a moins de poissons qu'à West Bay.

Fidèle au rendez-vous, mon batelier me propose une belle balade jusqu'à Jonesville et ses mangroves assez impressionnantes. Retour à West End en fin d'après-midi en taxi car il n'y a plus de bus à partir de 17h.

 


BudgetHotel Lundi 23 Avril

Je vais faire un tour à pied à la pointe ouest de l'île près d'un petit phare sous une chaleur qui ne faiblit décidément jamais. De drôles de rochers noirs, d'anciens coraux peut-être, émergent du sol où les lézards galopent. L'île a une physionomie très différente ici, beaucoup plus sauvage que la partie nord et les vagues viennent se briser violemment sur les rochers Eclaboussures.

Plongée tuba à Half Point Bay où j'ai la vision irréelle d'une raie d'un bon mètre d'envergure ondulant dans les herbiers. Toujours beaucoup de poissons magnifiques et un crabe géant dont la carapace fait bien 20 cm,  je ne le taquine pas trop...

 


BudgetHotel Mardi 24 Avril

Replongée toujours aussi agréable à Half Point Bay sans toutefois revoir ma raie d'hier. Je profite une dernière fois de la plage pour mon dernier jour.

Je règle la note, un peu salée il faut bien le dire, mais ce bout d'océan m'a enchanté et vaut bien la dépense.

 


BudgetHotel Mercredi 25 Avril

Départ avec le bateau de 7h qui me permet d'attraper le bus de 9h30 pour la capitale, Tegucigalpa. Arrivé là, dans le bus urbain qui m'emmène au centre ville, un jeune garçon engage la conversation en anglais et offre de m'indiquer le chemin. Où je vais, d'où je viens, il est très curieux et ravi d'apprendre que je suis français parce que c'est un fan de foot, comme beaucoup de ces concitoyens. Nous nous séparons avec de grands sourires. Dans le centre ville, un pauvre type me demande de l'argent et me suit jusqu'à ce qu'un passant le signale à la police avec qui il a une petite discussion pendant que je m'éclipse... Un petit incident sans conséquence qui ne se renouvellera pas. Il est vrai que la ville a quelque chose de plus indigent que Guatemala Ciudad et que je ne croise guère de touristes.

Hôtel basique aux draps élimés, suffisants pour une nuit, qui s'avère moyennement calme étant donné les rumeurs qui montent de la rue pour cause de match Jamaïque - Honduras.

 


Budget Jeudi 26 Avril

Je me suis beaucoup demandé si je m'arrêterais au Nicaragua. Toutes les personnes que j'ai croisées sont plutôt positives à son sujet mais je ne pourrais pas y consacrer plus d'une semaine si je veux profiter du Costa Rica et voir un tout petit peu le Panama. J'irai donc au Nicaragua une prochaine fois.

Le Tica bus part à l'heure pour un voyage sans histoire sur fond de vidéo américaine délavée et parasitée au moindre cahot. Pas bien grave vue l'intérêt du film. Les formalités de frontières sont prises en charge par la compagnie de transport. Deux personnes s'occupent chacune d'un passage. Celle du Honduras prend mes 10$ en me promettant de me rendre la monnaie et ... disparaît sans l'avoir fait. Heureusement, la deuxième personne, côté Nicaragua, me rend le change sans problème. Nous fonçons vers Managua sans même être descendus pour la frontière.

Je fais la rencontre d'un baroudeur italien qui, ô surprise, connaît bien ma ville natale pour y être aller souvent voir son frère. Amusant. Le monde est à la fois si petit et si vaste. Arrivé à Managua assez cassé après 10 h de route, je craque pour une chambre aux lits défoncés dans les locaux de Tica bus. Stupidité ! Les employés nettoient les véhicules jusque tard la nuit et le premier bus vrombit dès 3h30 du matin, résultat, je ne me rendors pas avant mon départ à 6h. Sans compter la chaleur qui m'a empêché de fermer l'oeil le reste du temps...

Tela

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