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Après un peu plus de 1h30 de route j'arrive à La Entrada, gros carrefour pour d'autres directions. Au terminal de bus, je rencontre un couple de français, les premiers depuis le début du voyage. Jusqu'à présent les touristes ont été massivement américains, canadiens et québécois. Ils me dépeignent leur venue de Panama comme une suite de déceptions : mauvais temps, mauvais accueil, vie chère, pas grand chose à voir... Gloups ! Ils ont pratiquement tout fait en stop sur l'Interamericana et seules quelques îles du Nicaragua trouvent quelque grâce à leurs yeux... Manque de chance ? Je verrai bien. En attendant, les bus sont littéralement pris d'assaut, les gens se bousculent à la limite du piétinement. Seraient-ce les retours de week-end ? C'est la première fois que j'assiste à ça... En tout cas, ne monte strictement que la quantité de personnes pouvant s'asseoir (même si c'est sur des seaux retournés...), le reste est refoulé. Une autre différence avec le Guatemala c'est que les bagages ne sont jamais mis sur le toit mais à l'intérieur sur les porte-bagages ou dans l'allée centrale.
San Pedro Sula ne me plait guère, ce n'est qu'une grosse ville bête et sans caractère. Le minuscule parc central ne ressemble à rien. Quelques arpents de béton où vocifère un prédicateur pendant que des mendiants squattent les abords de la cathédrale qui n'a aucun intérêt. De plus, l'accueil guatémaltèque n'est plus qu'un souvenir, les serveurs s'en tiennent strictement à leur boulot et à l'hôtel c'est tout juste si l'on m'a dit bonjour... Je n'aime pas franchement cette ambiance, du coup, au lieu d'aller au parc Cusuco demain, je filerai directement sur Tela. Ce faisant, je louperai peut-être la meilleure occasion de voir des quetzales mais je ne m'en apercevrai que plus tard, tant pis.
En attendant, le vieux poste de télévision de ma chambre passe des films américains sous-titrés aussi vieux que lui ou des fictions honduriennes à l'eau de rose façon roman-photo fadissime.
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