|
|
|
Après avoir fait du change dans une banque, je pars à 11h30. J'ai une "place" sur le marchepied à l'arrière, entre un jeune et une grosse mama qui mange en débordant sur mes pieds nus. A peine sorti de San Pedro, le bus fait un premier arrêt poussif, puis un deuxième un kilomètre plus loin, puis un troisième peu après, pour finalement tomber définitivement en panne. Un autre bus finira par prendre les passagers et nous arriverons finalement avec 1h de retard.
Je me demande où je débarque en arrivant à Tela, j'ai l'impression d'un bled paumé en brousse. Je suis descendu un peu trop tôt, c'est en fait la périphérie, le centre est un peu mieux, sans rien d'extraordinaire cependant. Les plages, elles, sont carrément dégoûtantes avec leurs déchets. Je m'inscris pour une excursion au parc naturel de Punta Sal pour le lendemain où l'on me fait miroiter une traversée en bateau, des plages sympathiques, une plongée tuba dans des eaux poissonneuses, une abondante vie animale, des singes, quelques dauphins avec un peu de chance, un tour dans la jungle et un repas garifunas typique. Que demander de plus ?
|
|
|
Las, le discours n'est pas à la hauteur des espérances qu'il suscite. A peine
20 minutes de marche sur un sentier guère plus long que celui du biotope guatémaltèque,
où nous ne verrons que quelques crabes, un serpent et des singes hurleurs à
... 200 m
.
On voit plus d'oiseaux aux alentours directs de Tela qu'ici. Les plages
sont petites, jonchées de troncs d'arbres et remplies de puces de sable agressives
(là j'étais prévenu il est vrai). Le repas est assez chiche et quelconque et
les boissons ne sont pas comprises dans le prix. L'eau est plutôt trouble
et on n'y distingue que 4 ou 5 espèces de poisson différentes... Des dauphins
évidemment, pas la moindre trace. Je ne me prive pas de dire à l'organisateur
qu'il y a un peu d'abus pour ce qui n'est somme toute qu'un tour de bateau à
19$... Si, à force de faire le même circuit jour après jour tout au long de
l'année, il n'est pas capable de dire ce que verront les gens en moyenne, peut-être
devrait-il changer de métier. Enfin ,bref.
Je finis la journée dans un bar du bord de plage où deux aras apprivoisés n'arrêtent pas de batailler sur le même perchoir en poussant des beuglements à réveiller un mort. Le soleil embrase l'océan d'un jaune étincelant.
|
|
|
Journée fainéante où tout ce que je décide est d'aller directement à Roatan sans m'arrêter à La Ceiba. Effort caraïbe...
Visitez mon nouveau site de photos !!