Hell's Gate J'aime !  Les paysages verticaux ou volent les aigles

 


 Dimanche 7 Août

Nous partons pour le parc de Hell's Gate. Petit arrêt en chemin pour faire provision d'eau à Nakuru. Nous faisons une promenade dans cette petite ville. Des hauts-parleurs tonitruants accueillent notre descente des mini-bus. Il s'agit encore de prêches musclés appelant à la conversion des passants. Rien qu'au ton des vociférations, il semblerait que la chose soit très urgente et ne souffre aucun délai... Les villes forment un énorme contraste avec la nature et le calme qui règnent dans les parcs. La pression de l'exode rural que le Kenya est en train de vivre est ici bien palpable avec ces rues défoncées où les immeubles ont poussé trop vite. Un énorme marabout plane en hauteur. De jeunes garçons nous abordent pour quémander une pièce. Ils ont des habits en mauvais état, les yeux vagues et la voix floue provoqués par une défonce à la colle. Cette partie du pays est assez développée avec de nombreuses maisons en dur et l'électricité un peu partout mais tout cela se paye cher pour certains.

<il faut java pour voir les images> La température est bien descendue lorsque nous arrivons à Hell's Gate et il fait plutôt froid pour le mini-safari qui nous conduit jusqu'à notre camp. Le parc est une succession de gorges façon canyon où serpentent des pistes de terre. De nombreux touristes sillonnent les chemins en VTT ou à pieds avec des rangers. On croise des buffles et des zèbres, une troupe de babouins autour d'un point d'eau et une girafe esseulée qui traverse majestueusement le parc. Nous nous installons sur une hauteur d'où nous dominons les environs. Temps libre après avoir installé nos tentes. Je pars me balader. L'endroit est parsemé de petits arbres mais le sol est assez sec. Sur les collines environnantes s'élèvent des volutes de vapeur blanches issues des sources d'eau chaudes nombreuses dans la région. Je croise des zèbresZebre, toujours aussi difficile à approcher, ainsi qu'un gros phacochèrePhacochere qui ne m'a pas repéré. Ses défenses m'inspirent moyennement et je finis par faire volontairement du bruit, il détale à toute vitesse.

 


 Lundi 8 Août

Nous partons en balade avec un ranger armé d'une mitraillette. Nous tombons presque nez à nez avec une girafe peu après notre départ. C'est irréel de l'approcher de si près. La marche se poursuit sous des falaises blanches des déjections des aigles qui les peuplent. On les distingue à peine à la jumelle tant ils se confondent avec la roche. Phacochères et gazelles détalent sans nous laisser approcher. Puis nous descendons dans une gorge où cours un ruisseau que nous suivons avec quelques acrobaties. Le fond du canyon recèle des sources d'eau chaudes. Leur présence est signalée par des trous bordés de concrétions de soufre d'où sortent des jets de vapeur.

Retour au camp qui s'endort rapidement. Je me réveille en pleine nuit en entendant des hyènes. Sensation garantie. J'ai l'impression qu'elles sont proches mais c'est sans doute trompeur. Quoique... à chaque fois que je bouge pour enregistrer leurs cris, ils cessent... Je finis par me rendormir à demi rassuré.

Visitez mon nouveau site de photos !!

Bogoria

Ecrire sur le livre d'orRechercher sur le site

 

voir les photos