Nairobi

 


 Samedi 30 Juillet

<il faut java pour voir les images> La journée a commencé bien tôt, 3h00 du matin, pour cause de départ de Toulouse à 6h35. Dur, dur mais je rêve du Kenya depuis bien longtemps et d'un immense bol d'air, ce n'est pas cela qui va entamer ma bonne humeur. Le décollage sur fond de levé de soleil est magnifique, le voyage s'annonce on ne peut mieux. Escale à Amsterdam, deux heures plus tard, puis 7h de vol, près de 6700 km, pour enfin atterrir à Nairobi.

Je n'ai pas eu le temps d'obtenir mon visa avant le départ. Il fallait compter trois jours ouvrés sur Paris ou une semaine par courrier et je m'y suis évidemment pris trop tard. L'ambassade m'a assuré qu'on pouvait l'établir à l'arrivée à l'aéroport. Je dois dire que je n'étais pas très tranquille avant la douane... Mais tout s'est bien passé, une fiche à remplir et 50 dollars (ou 50 euros, les deux monnaies sont acceptées), dix minutes de queue et voilà mon passeport tamponné. Ensuite, détour par le bureau de change qui accepte, lui aussi, dollars et euros au taux officiel. Les hôtels de Nairobi prennent les deux (à des taux qui peuvent être moins favorables qu'à l'aéroport) mais hors de la capitale, les dollars sont plus facilement échangeables. L'entrée des parcs et réserves ne se paye d'ailleurs qu'avec la monnaie américaine.

A la sortie passé la douane, notre guide francophone brandit une pancarte avec le nom du tour opérateur. Notre groupe compte dix personnes, plutôt jeunes en moyenne et sympathiques. Rapide présentation de chacun avant de monter dans les mini-bus 4x4 qui nous transporteront durant tout le séjour. Ils ne sont pas de toute prime jeunesse et d'un confort à toute épreuve mais ici, vu l'état des pistes, c'est avant tout la robustesse qui compte.

Il pleut et il fait froid, je ne m'attendais pas à cela mais le climat se révélera le plus souvent frais durant le séjour. La ville est peu éclairée sauf les hôtels et les grandes entreprises qui multiplient les projecteurs. Des panneaux publicitaires énormes vantent le dernier cri de la technologie et les produits de beauté au milieu d'un no-man's land urbain. Après une petite demie-heure de trajet, nous débarquons dans notre hôtel, le Methodist Guest House. C'est plus une immense pension qu'un hôtel. Entièrement clôturé de hautes grilles avec poste de garde et gardiens en uniforme à l'entrée. Rien d'exceptionnel, la plupart des hôtels ici sont gardés jour et nuit, mais l'impression d'emprisonnement est un peu désagréable. Manque de chance, des dizaines de congressistes ont élus domiciles pour le week-end. Il y a en effet un rassemblement religieux dans la ville qui déteint nettement sur les lieux, envahis par des anglophones bardés de bibles et de croix en pendentif. Etrange impression de me sentir déplacé, d'autant plus que fumer dans l'établissement est interdit. Je me retrouve, un peu maussade je l'avoue, dehors, sous la pluie et à l'extérieur de l'enceinte pour m'en griller une... Heureusement nous ne restons ici qu'une seule nuit.

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