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Je vais faire quelques courses au centre ville,
à pied depuis l'hôtel. Les rues sont curieuses : des immeubles modernes
côtoient des pâtés de maisons en bois complètement délabrées. La ville multiplie
les contrastes de ce genre. Près de la place Cinco de Mayo de nombreux
mendiants dorment à l'abandon à même le sol. Les gens parlent plus volontiers
espagnol qu'anglais dans l'ensemble.
Ensuite, je prends un taxi pour aller aux écluses de Miraflores. Manque de chance, arrivé là, je ne peux entrer pour cause de visite officielle. Bon, il faut que je confirme mon vol de retour, je reviendrai cet après-midi. Une fois fait et après déjeuner, je prends cette fois le bus pour les écluses après avoir enfin trouvé d'où ils partent. Il a fallu que je demande au moins quatre fois sur la place Cinco de Mayo pour obtenir le renseignement, chaque interlocuteur situant le départ à un endroit différent...
J'ai la chance de voir un gros paquebot passer au moment où je suis aux écluses.
Je m'attendais à voir une foule de bateaux mais, en fait, le trafic est très
réglementé à cause du passage des écluses. Les gros bateaux ne peuvent passer
qu'un par un selon un horaire bien précis. Quoi qu'il en soit, le passage est
assez impressionnant avec les grosses michelines de plusieurs tonnes qui tirent
le bateau avec des câbles pendant que l'écluse se vide de plusieurs tonnes d'eau
en quelques minutes.
Il commence à pleuvoir sur le chemin du retour et c'est un véritable déluge qui se déclenche quand j'arrive en ville. Tout le monde s'égaille sous le premier abri venu en attendant que ça se tasse. Il y a rapidement dix centimètres d'eau sur la chaussée, les voitures flottent plus qu'elles ne roulent et la foudre tombe souvent à deux pas dans un effroyable fracas. Ca durera une bonne heure. Impressionnant. En rentrant à l'hôtel, après avoir enfin trouvé un taxi, je m'aperçois que certaines parties de la ville sont vraiment inondées.
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Ca y est, cette fois, c'est vraiment le départ. J'ai une petite angoisse
sur la place Cinco de Mayo, décidément centrale, car, une fois de plus,
les passants que j'interroge me renvoient d'un endroit à l'autre. Enfin, le
bus pour Tocumen finit par arrivé et m'arrête à quelques distances de
l'aéroport.
Je suis en même temps ravi du séjour et impatient de rentrer. J'ai la tête pleine de souvenirs hauts en couleur et l'irrésistible envie ... de repartir !
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