L’Afrique du Sud, un pays riche d’histoire

L’Afrique du Sud, un pays riche d’histoire

18 septembre 2019 0 Par brahim

L’ histoire de l’Afrique du Sud est non seulement riche et mais aussi très complexe. De nombreux peuples et cultures différentes s’y sont rencontrés et y cohabitent. Dans cet article, j’essaie de synthétiser au mieux ce que je sais de l’histoire Sud Africaine. J’espère vous éclairer sur la complexité de ce pays. Il y a beaucoup à savoir et chaque peuple mérite que l’on s’intéresse à son histoire. Je vous invite donc à être curieux et à faire vos recherches à la suite de votre lecture.

Histoire des peuples

Les premiers habitants de l’Afrique australe, probablement arrivés dans la région il y a environ 45 000 ans, furent les San (appelés aussi » Bochiman » par les colons). Ils étaient chasseurs et cueilleurs. Les Khoïkhoï, peuple pastoral, élevaient le bétail. Des clans parlant le bantou ont quitté l’Afrique orientale dès le XVe siècle. Ces clans ont rencontré des colons européens à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, alors que les colons commençaient leurs migrations à partir du Cap. Les marchands, les soldats et les fermiers européens du Cap ont chassé ou réduit en esclavage les bergers Khoi. Lorsque les Britanniques ont aboli l’esclavage en 1834, le modèle de domination juridique des Blancs était malheureusement déjà bien établi. Après avoir quasiment anéanti les San et les Khoi, les peuples parlant le bantou et les colons européens se sont opposés dans une série de guerres ethniques et raciales qui se sont poursuivies jusqu’en 1994. Les conflits entre les chefferies bantoues étaient aussi fréquents et graves que ceux qui opposaient les Bantous (« humains » en kikongo) aux Blancs. En résistant à l’expansion coloniale, les dirigeants africains noirs ont fondé des royaumes et des nations en incorporant des chefferies voisines. Le résultat fut l’émergence des nations Zoulou, Xhosa, Pedi, Venda, Swazi, Sotho, Tswana, et Tsonga, avec les Afrikaners blancs. On appelle Afrikaner un sud africain blanc qui est d’origine française, allemande, néerlandaise ou scandinave.

Naissance de la nation.

L’Afrique du Sud moderne a émergée de ces conflits. La colonie originale du Cap a été établie par la conquête des Khoi par les Hollandais et des Xhosa par les Anglais. Natal, la deuxième colonie, est née de la destruction du royaume zoulou par les Afrikaners et les Britanniques. Les deux anciennes républiques de l’État libre d’Orange et du Transvaal ont été établies par des colons afrikaners qui ont vaincu les Basothos et le Botswana. Le Lesotho a été incorporé de force dans l’État Libre d’Orange. L’unification définitive du pays est le résultat de la guerre d’Afrique du Sud entre les Britanniques et les afrikaner, qui a mis le pays en ruine au XXe siècle. Même après l’union, les Afrikaners n’ont jamais oublié leur traitement cruel par les Britanniques. Cela a conduit à la consolidation du nationalisme. En 1948, le Parti National Afrikaner (ségrégation et apartheid), est arrivé au pouvoir avec une élection réservée aux blancs. Les luttes de la population noire pour l’égalité politique démocratique ont commencées dans les années 1950 et ont abouti dans les années 1990.

Afrikaners et identité nationale

Historiquement, les Afrikaners se considéraient comme les seuls « véritables Sud-Africains ». Ils ont refusé ce statut aux personnes de couleur jusqu’à la transition démocratique en 1994. Les Sud-Africains britanniques conservent un sentiment de lien culturel et social avec la Grande-Bretagne sans affaiblir leur identité sud-africaine. Les peuples noirs de langue bantoue se considèrent depuis longtemps comme des Sud-Africains. Cela malgré les tentatives des autorités blanches de les classer comme citoyens à part entière entre 1959 et 1991. Dans l’ensemble, l’identité nationale s’est forgée grâce à la lutte des peuples devenus compatriotes. Depuis 1984, et l’entrée en vigueur de la Constitution sud-africaine promulguée par le président Nelson Mandela, le président est chef de l’État et chef du gouvernement. Depuis 1997, la Constitution de l’Afrique Du Sud reconnait onze langues officielles.